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7 octobre 2018

■ Pour l’augmentation des salaires.

Gel des salaires des fonctionnaires, 16% de perte de pouvoir d’achat depuis 2000 ; Augmentations des salaires inférieures à l’inflation dans le privé ; Baisse des retraites et des pensions. C’est le marasme ! À cela il faut ajouter l’augmentation de la précarité et les temps partiels imposés.
La hausse des salaires n’est pas qu’une nécessité individuelle, elle est la solution pour relancer l’économie réelle, relancer l’emploi et sécuriser le financement de la Sécurité sociale. Cette solution n’a qu’un seul défaut, elle s’oppose à l’augmentation des profits pour les multinationales, les fonds de pension ou autres spéculateurs boursiers...

Et pourtant cette revendication est loin d’être une utopie dans notre pays, 7ème puissance économique mondiale : une étude de l’ONG OXFAM montre que, depuis 2009, sur 100€ de bénéfices, les entreprises du CAC40 ont en moyenne reversé 67€ en dividendes pour les actionnaires, 27€ pour l’investissement dans l’entreprise et 5€ pour les salaires et les primes. On est loin, très loin, des 1/3 dividendes - 1/3 investissement - 1/3 salaires préconisés par le "progressiste" Nicolas Sarkozy en 2009...

La question de la répartition de la richesse produite est essentielle pour bien comprendre nos revendications et notre positionnement, qu’elle soit privée ou publique (gel des salaires et suppressions de postes de fonctionnaires d’un côté, baisse des impôts des plus riches, augmentation des aides et exonérations pour les entreprises de l’autre). Pour espérer faire aboutir nos revendications, il faut forcer les gouvernements et le patronat à redistribuer la richesse produite à ceux qui la produisent : l’ensemble des salariés !

L’utopie n’est pas de revendiquer l’augmentation générale des salaires, l’utopie est de croire que le dialogue et la concertation permettront d’améliorer la condition des salariés. Seul le rapport de force le permettra parce qu’il ouvre la voie à la négociation, la vraie négociation.

FO revendique augmentation générale des salaires de base, pensions, retraites et minima sociaux, ainsi qu’une augmentation du point d’indice dans la fonction publique.

FO revendique une augmentation du SMIC à hauteur de 80% du salaire médian (soit un SMIC aux environs de 1450€ net, 300€ de plus par mois).

■ Pour le maintien du régime de retraite par répartition et des régimes spéciaux.

Les réformes successives depuis 1993 contre notre système de retraite avaient pour objectif essentiel la baisse des retraites et des pensions. En ce sens elles ont atteint leur but, chaque salarié proche de la retraite s’en rend péniblement compte.
Celle que prévoit le gouvernement est autrement plus dangereuse pour les salariés car elle remet en cause le principe même de répartition collective, solidaire et intergénérationnelle. Le système de retraite universelle, que ce soit par points ou par tout autre système, c’est l’individualisation de la retraite où plus rien n’est garanti : si vous avez une carrière ininterrompue avec des salaires corrects vous pouvez espérer limiter les dégâts, sinon c’est tant pis pour vous. Encore que la prise en compte des salaires sur l’ensemble de la carrière représente entre 15 et 20% de baisse de la retraite selon une étude.
Dans un système individuel vous n’avez pas de droits, vous n’avez que des choix. S’ils sont mauvais, c’est toujours de votre faute parce que vous n’avez pas traversé la bonne rue ou parce que vous n’avez pas bien regardé à droite et à gauche avant de traverser...

Là encore, les études démographiques et autres prospectives catastrophistes d’experts, qui n’ont pas été capables de prévoir la crise des subprimes en 2008, sont des enfumages.
Oui la population vieillit, oui le financement mérite d’être revu : pour FO c’est par l’augmentation des salaires et des cotisations retraite (pour qu’il n’y ait pas de perte de pouvoir d’achat) que notre système actuel peut et doit être maintenu, que tous les régimes spéciaux doivent être maintenus.

FO revendique la retraite à 60 ans avec le retour aux 37,5 annuités, le maintien de tous les régimes spéciaux et la suppression de la décote.

■ Pour le maintien de la Sécurité sociale financée par les cotisations.

En 2018, le gouvernement supprime les cotisations salariales maladie et chômage.
En 2019 il supprime les cotisations patronales (en passant nous rappelons que les cotisations patronales sont une part de notre salaire, que nous appelons le salaire différé).
En transférant ces cotisations salariales sur un impôt, la CSG, ou en remplacement du CICE, le gouvernement étatise le financement de la Sécurité sociale. Ce qui était une obligation jusqu’ici, les cotisations ne servaient qu’au versement des prestations auxquelles nous avions droit (retraite, maladie, famille, chômage), ne devient plus qu’un option. Chaque gouvernement peut modifier à sa guise l’utilisation de l’impôt.
La remise en cause de l’assurance chômage, les déremboursements continuels de l’Assurance maladie, la remise en cause de la retraite par répartition et de l’assurance chômage, la baisse des prestations familiales... tout va dans ce sens.

FO revendique le maintien de la Sécurité sociale assise sur les cotisations et le salaire différé, pour le maintien et l’amélioration de notre Sécurité sociale basée sur le principe de « cotiser selon ses moyens, bénéficier selon ses besoins ».

■ Contre la destruction du code du travail et des conventions collectives.

La mise en place pratique des CSE depuis le 1er janvier confirme les craintes de FO. Moins d’élus du personnel globalement, et surtout d’élus syndiqués et soutenus par le syndicat. Dilution de la santé et de la sécurité au travail dans le CSE, alors que cela avait objectivement apporté beaucoup d’améliorations dans ce domaine les dernières décennies. Droits et garanties collectives assouplies ou supprimées au profit de l’employeur. Baisse significative des dossiers aux prud’hommes en raison de la complication des saisines et du plafonnement des indemnités.
Avec l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords dérogatoires au code du travail ou aux conventions collectives vont pouvoir être imposés au niveau des entreprises qui, à 80%, n’ont aucune représentation syndicale.

FO revendique l’abrogation des lois Rebsamen, El Khomri et des ordonnances Macron. FO revendique le retour à la hiérachie des normes ainsi que le maintien et la négociation des conventions collectives pour l’ensemble des salariés (93% actuellement couverts par une convention collective).

■ Pour le maintien du statut général et des statuts particuliers de la Fonction Publique.

4500 supressions de postes en 2019, 10000 en 2020 : on est plus à l’os, on est à la moëlle !
Supressions de missions (carte grise, permis...), fermetures d’écoles, de bureaux dans les zones rurales, emploi massif de contractuels... Ce qui faisait la fierté de notre service public républicain (compétence, neutralité, proximité, égalité) est systématiquement détruit au nom de la réduction des déficits publics.
L’accès aux soins, aux administrations, aux services, aux écoles et universités est de plus en plus compliqué, voire impossible dans certains cas : ce n’est pas acceptable dans la 7ème puissance économique mondiale !
Pour les fonctionnaires, FO défend le maintien de chaque statut qui garantit chaque mission de service public.
Pour FO, sans statuts il n’y a pas de service public. Sans service public il n’y a pas de République..

FO revendique le maintien du statut général et des statuts particuliers de la Fonction Publique, la création des postes et l’ouverture des structures nécessaires pour garantir l’égalité des citoyens sur tout le territoire pour accéder au service public.

cale

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